
Basma Khalfaoui Belaïd, veuve du militant Chokri Belaïd assassiné le 6 février 2013, a déclaré avoir été victime d’un chantage de la part de la Présidence de la République.
Mme Belaïd a précisé que le ministère de l’Intérieur était resté sourd quant à sa demande de sa protection et celle de ses filles ajoutant que le ministre de la Défense est intervenu auprès de la sécurité présidentielle pour lui octroyer une protection.
Par ailleurs, Basma Belaïd a déclaré avoir refusé lkes condoléances de tous les responsables à la tête de l’Etat motivant sa réaction par leur refus d’assurer la protection de Chokri Belaïd.
Elle a ajouté que la sécurité présidentielle l’a contacté pour trouver un accord sur les mesures de sécurité et sur la visite de Moncef Marzouki. Mme Belaïd a précisé qu’elle a refusé de recevoir le président provisoire jusqu’à la publication d’un avis clair sur les évènements qui ont conduit à l’assassinat de son époux.
Mme Belaïd a déclaré que le chantage était clair. Si j’avais reçu le président provisoire de la république chez moi pour recevoir ses condoléances, il aurait assuré notre protection, a-t-elle indiqué.
